Trois jours après les tirs qui ont frappé Trappes et La Verrière dans les Yvelines, plusieurs associations et collectifs appellent à se rassembler lundi 26 octobre 2026 « en soutien aux victimes » et pour « dénoncer la banalisation de la haine raciste ». Le rendez-vous parisien est fixé à 19 h, place de la Bataille-de-Stalingrad. D’autres villes ont annoncé des heures et des lieux propres, parfois antérieurs à 19 h.
Cette mobilisation relève d’un calendrier citoyen distinct de l’enquête ouverte après les tirs. Dimanche, une marche blanche à Aubervilliers a déjà rassemblé plusieurs centaines de personnes, selon franceinfo. Le déroulement et la participation aux rassemblements du lundi restent à constater sur place.
Un appel national signé par une dizaine d’organisations
Dans son communiqué du 24 octobre, la Ligue des droits de l’Homme rappelle que l’attentat a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi et fait « plusieurs blessés graves dont une fillette de 12 ans ». Le texte est cosigné avec SOS Racisme, Amnesty, le MRAP, ADDAM, Clara, Jalons pour la paix, la FIDL, l’UNEF, la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires, l’UNSA et d’« autres organisations de la société civile ».
L’appel fixe le lundi 26 octobre à 19 h à Paris, place de la Bataille-de-Stalingrad, et invite à des rassemblements « partout en France ». La FSU du Val-d’Oise reprend le même texte le 25 octobre. Ces formulations ne précisent pas le nombre de participants attendus ni les conditions de sécurité sur chaque site.
Des horaires différents selon les villes
Sur la page de la LDH, une liste non exhaustive recense des rendez-vous provinciaux pour le 26 octobre : Avignon à 19 h place de l’Horloge, Bordeaux à 19 h au parvis des droits de l’Homme, Grenoble à 18 h à la Maison de la culture, Lyon à 18 h devant l’hôtel de ville, Marseille à 18 h au Vieux-Port, Montpellier à 18 h place Plan Cabanne, Nantes à 18 h 30 au monument des 50 Otages, Roubaix à 18 h devant la mairie, Saint-Nazaire à 18 h 30 devant l’hôtel de ville, entre d’autres.
franceinfo ajoute des appels relayés par des maires ou des élus : Grégory Doucet à Lyon, Nicolas Mayer-Rossignol à Rouen, Michaël Delafosse à Montpellier, Olivier Falorni à La Rochelle, ainsi que des rendez-vous cités à Toulouse, Carcassonne, Valence, Nîmes, Bourgoin-Jallieu ou encore Saint-Nazaire. Ces annonces relèvent de leurs auteurs respectifs ; elles ne fusionnent pas toutes avec la liste de la LDH.
La LDH reporte à mardi 27 octobre des rassemblements à Dijon et Nice, et à lundi 2 novembre un rendez-vous à Arles. Le maire de Trappes Ali Rabeh invite, lui, à se mobiliser sur la place des Mérisiers le vendredi 30 octobre pour un « grand rassemblement populaire contre le racisme et l’islamophobie », selon franceinfo. Ce calendrier échelonné distingue la journée nationale du 26 octobre d’autres initiatives locales.
Ce qui reste à établir
Les rassemblements du lundi n’ont pas encore produit, au moment de la rédaction, de bilan de participation ni de décompte des incidents. La qualification juridique des faits de Trappes et la situation du suspect placé en observation psychiatrique sont suivies dans l’article consacré à l’enquête.
Les formulations des appels — « attentat raciste », « banalisation de la haine raciste » — sont celles des organisations signataires. Elles ne préjugent pas des décisions de justice.


