Le 23 octobre 2026 au matin, un homme a ouvert le feu depuis une voiture à plusieurs endroits de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines. Le bilan s’établit à un mort et cinq blessés, dont une enfant de 12 ans. Le nombre de blessés, d’abord annoncé à quatre, a été porté à cinq dans la soirée, comme l’a rapporté Euronews.

Le suspect, âgé de 39 ans, a été arrêté à Coignières puis placé en garde à vue. Cette troisième commune est le lieu de son interpellation : la mairie a indiqué le 23 octobre qu’aucune victime n’était à déplorer sur son territoire.

Une enquête antiterroriste avec une circonstance raciste

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi des faits le 23 octobre. Selon les qualifications annoncées par le parquet et rapportées par RTL, l’enquête vise notamment l’assassinat et les tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion. Elle porte aussi sur la détention d’une arme de catégorie A et l’association de malfaiteurs terroriste.

Ces qualifications encadrent les investigations. Le suspect demeure présumé innocent. Le Monde a rapporté le 24 octobre, sur la base de plusieurs sources, des propos racistes qu’il aurait tenus lors de son arrestation. Ses motivations et les circonstances précises du choix des victimes restent au cœur de l’enquête.

Emmanuel Macron s’est rendu à Trappes dans la soirée du 23 octobre. Il a qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste », selon Euronews.

La garde à vue prolongée le 24 octobre

Le 24 octobre, le PNAT a annoncé que la garde à vue avait été prolongée après une première audition, selon l’AFP, reprise par Boursorama. Des membres de l’entourage du suspect sont également entendus.

À la mi-journée du 24 octobre, l’enfant de 12 ans blessée lors des tirs était toujours en urgence absolue, a indiqué le PNAT à l’AFP. L’association locale France Victime 78 a été sollicitée pour soutenir les victimes et une cellule d’urgence médico-psychologique a été ouverte par la préfecture.