La journée de mobilisation du 24 octobre à Nice connaît une suite judiciaire. Dimanche 25 octobre 2026, le procureur de la République Damien Martinelli a annoncé une enquête en flagrance sur les violences aggravées commises dans le centre-ville. Selon Le Parisien, qui rapporte son communiqué, les investigations sont confiées au service local de police judiciaire pour identifier les membres de la mouvance d’ultradroite impliqués dans ces faits.

Onze personnes au sein d’un bilan de 59 gardes à vue

Le bilan du parquet, repris par Nice Radio, fait état de 59 placements en garde à vue après la manifestation. Parmi eux figurent onze personnes susceptibles d’appartenir à l’ultradroite, interpellées dans deux véhicules. Certains détenaient des masques, des gants, des bombes lacrymogènes ou des matraques, indique le procureur.

Ces onze personnes sont visées dans une procédure pour participation à un groupement en vue de commettre des violences. L’enquête sur les violences aggravées est menée parallèlement : elle doit établir qui a participé aux agressions. Un placement en garde à vue ne vaut pas condamnation et les personnes mises en cause restent présumées innocentes.

Quinze mesures levées dimanche matin

Le parquet indiquait également que quinze gardes à vue avaient été levées dimanche matin. Les personnes concernées ont reçu une convocation devant le tribunal de police pour participation à une manifestation interdite. Ce point du matin décrit les premières suites judiciaires, sans constituer un bilan définitif de l’ensemble des procédures.

Le bilan niçois porte sur des placements en garde à vue, tandis que le bilan national du 24 octobre recense des interpellations. Ces indicateurs correspondent à des étapes différentes de la procédure. Les onze personnes soupçonnées d’appartenir à l’ultradroite sont incluses dans le total local de 59 gardes à vue.

Des investigations à partir des images de samedi

Contacté par l’AFP, Damien Martinelli a précisé que les enquêteurs travaillaient notamment à partir des images captées samedi, rapporte Le Parisien avec l’agence de presse dans son édition de 18 h 52. Le magistrat a exprimé sa volonté d’une réponse ferme aux violences. Ces investigations doivent permettre de déterminer les responsabilités individuelles.