Le 20 octobre 2026, à Genève, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé les acteurs des manifestations européennes à faire baisser les tensions. Son intervention concerne cinq pays, dont la France, et associe la condamnation des violences à la protection des rassemblements pacifiques.

Le communiqué cite également l’Albanie, la Belgique, l’Italie et le Portugal. Türk demande que les personnes qui profitent des cortèges pour commettre des violences ou dégrader des biens publics et privés répondent individuellement de leurs actes. Il rappelle parallèlement aux États leur responsabilité de faciliter l’exercice du droit de manifester et de se faire entendre.

Des signalements à examiner par des enquêtes indépendantes

Le Haut-Commissaire se dit préoccupé par des informations faisant état d’un recours à la force inutile et excessif contre des manifestants, y compris des enfants. Le texte ne détaille pas ces signalements pays par pays. Il demande que les interventions policières respectent les exigences de légalité, de nécessité et de proportionnalité.

Les allégations d’usage illégal de la force doivent, selon lui, être examinées rapidement par des enquêtes efficaces et indépendantes, avec des recours pour les victimes et l’établissement des responsabilités. Il relève des démarches déjà engagées par des autorités pour examiner des incidents et apaiser la situation, sans identifier les pays ni préciser les procédures concernées.

Répondre aussi aux revendications sociales

Türk demande aux gouvernements un dialogue avec les protestataires, particulièrement les jeunes, et des réponses concrètes aux préoccupations portant sur l’éducation, les services publics, le logement, le coût de la vie et les inégalités.

Les mobilisations se poursuivent après cet appel. Dans son état des lieux publié le 24 octobre, El País décrit des rendez-vous organisés ce jour-là dans plusieurs pays européens. Le quotidien souligne que les mouvements répondent à des conflits nationaux distincts, malgré des revendications communes autour du logement, de l’enseignement ou de la vie chère.