Le 18 octobre 2026, au lendemain des violences et des pillages survenus en marge des manifestations contre la vie chère, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français depuis l’Élysée. Le président a promis un examen de l’anticipation des violences et une réponse judiciaire ferme, tout en annonçant un dialogue sur les revendications sociales.

Il a demandé au gouvernement de revoir le travail de renseignement et la préparation de la journée du 17 octobre. Il a demandé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, que « toute la transparence » soit faite. Elle ouvre un examen de la gestion des événements, sans en livrer les conclusions dans l’allocution.

Des décisions confiées aux préfets

Le chef de l’État a annoncé que les préfets agiraient avec les maires pour protéger les bâtiments publics et les commerces, y compris en interdisant certains rassemblements. Il n’a pas annoncé l’état d’urgence ce soir-là, malgré les demandes de plusieurs responsables de droite, relève Public Sénat.

Emmanuel Macron a également apporté son soutien aux forces de l’ordre, aux blessés, aux élus et aux commerçants touchés. Il a réclamé des poursuites pour les infractions commises et le remboursement des dommages par leurs auteurs.

Dès le 19 octobre, après une cellule interministérielle de crise, Sébastien Lecornu a demandé aux préfets de mettre en place des couvre-feux partiels et très localisés, après discussion avec les maires et les représentants économiques. Le Premier ministre a aussi annoncé un accompagnement des commerces, notamment par l’activité partielle et un fonds de soutien.

Un dialogue annoncé, puis contesté

Dans son allocution, le président a distingué les personnes ayant commis des violences des manifestants porteurs de revendications qu’il juge légitimes. Comme le rapporte LCP, il a dit comprendre les inquiétudes sur le coût de la vie et celles des lycéens et étudiants concernant leur avenir. Il a annoncé des rencontres avec les partis, les syndicats et les représentants de la jeunesse.

Le 22 octobre, Emmanuel Macron a présidé un conseil de sécurité avec le Premier ministre, les ministres concernés et les services de renseignement. L’Élysée indique que la réunion a porté sur les dispositifs des semaines suivantes et sur les dysfonctionnements ayant conduit aux événements du week-end. Son bref compte rendu ne détaille pas ces dysfonctionnements.

Le même jour, les partis ont été reçus à Matignon. Sébastien Lecornu avait annoncé le 19 octobre vouloir discuter avec eux de la doctrine du maintien de l’ordre. Selon le compte rendu de Public Sénat, plusieurs responsables de gauche ont reproché à cette réunion d’être centrée sur la sécurité. Fabien Roussel et Marine Tondelier ont dénoncé son caractère technique ; Manuel Bompard et Raphaël Glucksmann ont regretté l’absence de réponses aux revendications sociales.