Le 27 septembre 2026, les élections sénatoriales ont renouvelé 178 des 348 sièges du Sénat. Le Rassemblement national et ses alliés de l’Union des droites pour la République ont obtenu assez d’élus pour constituer leur premier groupe dans cette assemblée. À gauche, l’élection de Gabriel Amard, dans le Rhône, a marqué l’entrée de La France insoumise au Palais du Luxembourg. La majorité de droite et du centre a, elle, été maintenue.

Les sénateurs sont élus au suffrage indirect, par un collège de grands électeurs composé surtout d’élus municipaux. Le calendrier officiel du Sénat fixe le début du mandat des nouveaux élus au 1er octobre. Le scrutin ne renouvelait qu’une partie de la chambre : l’autre série de sièges avait été renouvelée en 2023, pour six ans.

Quinze sénateurs dans le groupe RN-UDR

Les groupes ont remis leurs listes de membres le 5 octobre, après plusieurs jours de discussions. L’Union nationale pour les territoires réunit quinze sénateurs, sous la présidence d’Edwige Diaz, selon la liste officielle de ses membres. Dans son décompte publié le 5 octobre et actualisé le 6, Le Monde distingue douze élus affiliés au RN et trois à l’UDR.

Il s’agit de l’effectif du groupe dans l’ensemble du Sénat après sa constitution. Le règlement de la chambre exige au moins dix membres et la remise d’une liste à la présidence pour constituer un groupe. Il distingue les membres, les apparentés et les rattachés administratifs. Les étiquettes des candidats et les nuances publiées avec les résultats électoraux ne suffisent donc pas à établir la composition d’un groupe.

Gabriel Amard et Marc Péré ne siègent pas dans le même groupe

La liste nationale des élus publiée par le ministère de l’Intérieur confirme l’élection de Gabriel Amard dans le Rhône et de Marc Péré en Haute-Garonne. Le mouvement insoumis revendique ces deux succès, mais les parcours et les appartenances parlementaires sont différents. Marc Péré, non encarté, conduisait une liste soutenue par LFI, Les Écologistes et Génération.s, explique Public Sénat.

Le 5 octobre, le registre des changements de composition du Sénat enregistre Gabriel Amard parmi les non-inscrits et Marc Péré au groupe Écologiste – Solidarité et Territoires. Le scrutin n’a donc pas créé de groupe LFI au Sénat.

Une majorité conservée, des recours encore en instance

La composition arrêtée après le dépôt des groupes conserve une majorité de droite et du centre. Le bilan publié par Public Sénat le 6 octobre compte 124 sénateurs Les Républicains et 63 dans l’Union centriste et indépendants, soit 187 sur 348. Les socialistes comptent alors 62 membres, les communistes 18 et les écologistes 15. Ces effectifs résultent aussi des ralliements intervenus après le vote.

L’installation de la nouvelle chambre s’est poursuivie avec la réélection de Gérard Larcher à sa présidence le 1er octobre. Ce vote distinct n’était pas une élection directe par les grands électeurs : il réunissait les sénateurs eux-mêmes.

Le 9 octobre, le Conseil constitutionnel a annoncé l’enregistrement de onze recours contre les résultats des sénatoriales. Lors de la consultation du 25 octobre, les onze dossiers figuraient encore dans sa rubrique des affaires en instance, sans date de décision renseignée. Le dépôt d’un recours ne constitue pas une annulation : le Conseil doit examiner les contestations et décider de leurs suites.