Le 18 septembre 2026, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée des chefs de partis représentés au Parlement et des candidats à la présidentielle pour discuter de sécurité et d’énergie. La rencontre se tenait à huis clos, avec le Premier ministre Sébastien Lecornu et des responsables du renseignement, de la défense et de l’énergie.
Parmi les participants, Public Sénat identifie notamment Jordan Bardella pour le Rassemblement national et Manuel Bompard pour La France insoumise, ainsi qu’Olivier Faure, Marine Tondelier et Édouard Philippe.
Un plan de protection demandé au gouvernement
Dans sa déclaration publique à l’issue de la réunion, le président a décrit une intensification de la menace hybride russe. Il a annoncé avoir demandé au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures critiques et des sites sensibles de l’industrie de défense contre les drones et les cyberattaques.
Sur l’énergie, il a désigné le diesel, le carburéacteur et le gaz comme priorités d’approvisionnement. Il a annoncé une réunion du G7 et confié à Sébastien Lecornu des travaux sur les stocks, la logistique, l’électrification et l’adaptation des soutiens aux ménages et aux professions exposées. Les montants des nouvelles aides restaient à préciser.
Des désaccords sur la réponse au coût des carburants
Les réactions recueillies à la sortie par Public Sénat montrent des attentes différentes. Édouard Philippe a jugé utile le partage d’informations. Manuel Bompard a regretté l’absence de nouvelles annonces face à l’urgence sociale ; Olivier Faure a défendu des aides automatiques et doublées.
Jordan Bardella et Éric Ciotti ont demandé une baisse de la TVA sur les carburants de 20 % à 5,5 %. Fabien Roussel a lui aussi réclamé une baisse des taxes sur l’énergie. Ces demandes ne constituaient pas des décisions du gouvernement. Emmanuel Macron invoquait, de son côté, les contraintes des finances publiques et donnait la priorité à l’action sur les approvisionnements.
Les décisions prises après le 18 septembre
Le 22 septembre, Bercy a annoncé l’élargissement des aides aux grands rouleurs, traité dans notre article sur le dispositif. Le 2 octobre, le G7 s’est réuni à distance : sa déclaration prévoit une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, dans le cadre de la mise en œuvre des engagements de mars. Il s’agit d’un programme, pas d’un bilan des volumes déjà distribués.
Le 22 octobre, Bercy présentait un soutien aux petites stations-service pour répercuter dès le 1er novembre la vente à prix réduit de stocks français de gazole. Au 25 octobre, cette échéance reste à venir. Entre-temps, Macron a poursuivi la recherche d’approvisionnements lors de son déplacement dans le Golfe du 19 au 21 octobre. La répercussion de cette vente de stocks à prix réduit à la pompe reste donc attendue.


