Emmanuel Macron a achevé le 21 octobre 2026 une tournée commencée le 19 au Koweït, passée par les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar, puis prolongée en Arabie saoudite. L’enjeu énergétique associait deux difficultés : obtenir davantage d’hydrocarbures et les transporter alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz perturbent les échanges.

Des engagements de diesel, sans calendrier de livraison détaillé

Le bilan écrit de l’Élysée annonce environ 100 000 tonnes supplémentaires de diesel par mois obtenues auprès des Émirats arabes unis. Pour Bahreïn, il évoque encore 100 000 tonnes complémentaires devant être confirmées. Dès le 20 octobre, la présidence avait présenté à la presse un ensemble de 200 000 tonnes mensuelles supplémentaires ; The National rapporte lui aussi des engagements des deux pays le 21.

Ces volumes s’ajoutent aux engagements saoudiens initialement annoncés pour octobre et novembre, à hauteur de 95 000 tonnes par mois, selon la présidence citée par l’AFP. Le 21 octobre, l’Élysée a annoncé leur prolongation pour autant de mois que nécessaire, dans une communication relayée par l’AFP. La durée exacte des engagements émiratis et bahreïniens et leurs modalités contractuelles n’ont pas été précisées. Le 22 octobre, Le Monde relevait aussi l’absence de précisions sur la date et les modalités d’arrivée des cargaisons en France.

Le gaz et les voies d’acheminement au cœur des discussions

À Doha, Emmanuel Macron a déclaré avoir sécurisé pour l’hiver l’équivalent de deux térawattheures par mois de gaz naturel liquéfié, rapporte The National. La déclaration commune franco-qatarienne affirme, plus largement, la volonté des deux pays d’étendre leur coopération en matière de sécurité énergétique et de diversification des sources.

Le transport reste un chantier. Dans son point presse du 21 octobre, le président a proposé de travailler avec les fonds des pays du Golfe sur un mécanisme de garantie destiné à faciliter l’assurance des navires et à réduire les coûts d’acheminement. Ce mécanisme doit encore être élaboré. Les discussions portent également sur des infrastructures permettant de réduire la dépendance au passage par Ormuz.

Un effet sur les prix encore incertain

L’objectif affiché est de limiter les tensions d’approvisionnement et leur coût pour les consommateurs. Mais la présidence, citée par l’AFP le 20 octobre, ne quantifie pas la répercussion attendue sur les prix. Des volumes promis, leur livraison effective et le tarif payé par les automobilistes constituent donc trois étapes distinctes. Les annonces de cette tournée ne fixent aucun montant garanti de baisse du litre de gazole.