Le 15 octobre 2026, la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) a présenté un bilan de la réduction du recours aux consultants privés. Parallèlement, l’annexe au projet de budget pour 2027, relayée par Anadolu, chiffre les engagements de conseil extérieur des ministères à 59,9 millions d’euros en 2025, contre 96,1 millions en 2024.

La baisse est d’environ 38 % en un an et de 78 % depuis 2021, où ces engagements atteignaient 271,5 millions d’euros. Elle succède à un rebond en 2024 : le mouvement de réduction n’a donc pas été continu.

Un total qui ne couvre pas tout le conseil

Le chiffre de 59,9 millions couvre notamment la stratégie et l’organisation, la communication et l’expertise juridique. Le conseil informatique en est exclu, précise Anadolu. Le Monde relève aussi qu’une partie importante des missions d’audit échappe à ce panorama.

Autre distinction : il s’agit d’autorisations d’engagement. Elles enregistrent les dépenses auxquelles l’administration s’engage, tandis que les paiements peuvent intervenir sur un autre calendrier. Le recul des commandes ne décrit donc pas directement celui des sommes versées aux prestataires pendant l’année.

Des périmètres à distinguer

La DITP fournit un éclairage plus ciblé sur la stratégie et l’organisation : 5,6 millions d’euros en 2025 sur son accord-cadre et 9,2 millions hors de ce marché. L’addition donne 14,8 millions. Ces montants ciblés sont à distinguer du total de conseil extérieur de l’annexe budgétaire.

La réduction varie aussi selon les administrations. Acteurs publics relève une hausse des commandes à l’Agriculture, aux Affaires étrangères et à la Justice, malgré la baisse d’ensemble.

Le conseil interne au cœur de la suite annoncée

Créée en 2024, l’Agence de conseil interne a réalisé plus de cent missions pour une soixantaine de directions ministérielles et d’opérateurs publics, selon la DITP. Celle-ci estime à 11 millions d’euros par an les prestations externes ainsi évitées.

La DITP prépare aussi un accord-cadre pour 2027-2031, comprenant des prestations liées à l’intelligence artificielle lorsque les missions ne peuvent être réalisées en interne. Son effet sur les dépenses reste à venir.