Le 22 octobre 2026, l’Insee a publié une légère amélioration du climat des affaires en France. Dans les données accompagnant sa note, l’indicateur passe de 96,4 en septembre à 97,5 en octobre. Il reste inférieur à sa moyenne de longue période, fixée à 100. Ce mouvement d’ensemble réunit des situations sectorielles très différentes.
Le commentaire général de l’Insee affiche toutefois 97, tandis que son tableau de bord indique 98. La valeur de 97,5 retenue ici est celle de la série détaillée et du fichier de données ; les documents consultés n’expliquent pas cet écart de présentation.
L’industrie se redresse, les commerçants restent en difficulté
Dans l’industrie manufacturière, l’indicateur atteint 105,3, après 101,3. Selon l’Insee, les principales contributions à cette hausse viennent des réponses sur les carnets de commandes, globaux et étrangers. Le redressement est particulièrement marqué dans la fabrication de matériels de transport. Les services progressent aussi, à 99,3 après 97,8, tout en restant légèrement sous leur référence historique.
La tendance est inverse dans le bâtiment : le climat descend de 96,3 à 94,9. Les entrepreneurs jugent plus défavorablement leur activité passée, même si leurs perspectives d’activité s’améliorent. Dans le commerce de détail et le commerce et la réparation automobiles, l’indicateur passe de 95,8 à 93,2. La dégradation des perspectives générales d’activité pèse particulièrement sur ce secteur.
Un indicateur d’opinion, avec un signal moins favorable pour l’emploi
Le climat des affaires rassemble 28 soldes d’opinion issus des enquêtes auprès des entreprises. Un solde compare les proportions de réponses favorables et défavorables à une question, par exemple sur les commandes ou la production. L’indicateur synthétique est ensuite normalisé autour de 100 : cette valeur correspond à une moyenne historique. Un niveau de 97,5 n’est donc ni une proportion d’entreprises optimistes ni une mesure de la croissance du produit intérieur brut (PIB).
Le climat de l’emploi suit une autre évolution : il descend de 97,9 à 95,1 dans le fichier de données. Il résume les réponses sur les effectifs passés et prévus. Cette baisse renseigne sur la situation de l’emploi perçue par les entreprises, sans constituer une mesure du taux de chômage.
Le calendrier compte également. Les réponses de l’Insee ont été recueillies du 25 septembre au 19 octobre 2026, l’essentiel arrivant pendant les deux premières semaines. Le résultat assemble donc des opinions recueillies sur plusieurs semaines.
D’autres enquêtes nuancent ce redressement
Dans sa propre enquête publiée le 12 octobre, la Banque de France faisait état d’attentes de hausse de la production industrielle pour octobre et d’une activité quasi stable dans le bâtiment. Ses quelque 8 500 entreprises ou établissements avaient été interrogés du 27 septembre au 5 octobre : cette consultation précédait donc une partie de la collecte de l’Insee.
Le 23 octobre, le PMI flash de S&P Global a donné un signal plus dégradé, en faisant ressortir un recul de l’activité du secteur privé, selon l’AFP. Les enquêtes diffèrent par leurs échantillons, leurs questions et leurs calendriers. Leurs indices ne se comparent pas point pour point : le PMI suit notamment des variations mensuelles, tandis que les questions de l’Insee portent sur les trois mois passés ou à venir.
La prochaine publication du climat des affaires de l’Insee est annoncée pour le 20 novembre 2026 à 8 h 45.


