Le 14 octobre 2026, au Sénat, la ministre de la santé Stéphanie Rist a affirmé avoir saisi la Haute Autorité de santé pour vérifier l’existence d’alternatives remboursées au Zoladex. Elle a attribué l’arrêt de la vente remboursée à une décision du laboratoire et proposé un courrier aux établissements et aux professionnels de santé pour accompagner les patientes concernées.

La sénatrice Corinne Bourcier, du groupe Les Indépendants, l’interrogeait sur la continuité des soins et le risque de dépenses supplémentaires. Elle avait également soulevé les difficultés de tolérance d’un éventuel changement et le manque d’information rapporté par des patients.

Une échéance prévue le 15 décembre

Le calendrier précède cet échange parlementaire : VIDAL a détaillé dès le 16 juillet la radiation des implants de Zoladex à 3,6 mg et à 10,8 mg des listes des médicaments remboursables et agréés aux collectivités. La prise en charge doit durer jusqu’au 14 décembre 2026 inclus, puis cesser le 15 décembre. Selon cette publication, le médicament doit rester disponible, à la charge du patient.

La fiche officielle du dosage à 3,6 mg, mise à jour le 29 septembre 2026, affiche encore un remboursement à 100 %. La radiation annoncée pour décembre ne correspond donc pas à un arrêt immédiat du remboursement en octobre.

L’évaluation médicale reste distincte du remboursement

Dans sa synthèse publiée le 20 février 2026, la Haute Autorité de santé indique que l’absence de nouvelles données cliniques fournies par le laboratoire ne justifie pas de modifier son évaluation précédente. La base publique des médicaments rapporte toujours un service médical rendu important dans les indications autorisées.

Ces indications ne se confondent pas entre les deux dosages : tous deux concernent certains cancers de la prostate ; l’indication du cancer du sein métastatique hormonodépendant chez la femme préménopausée concerne le dosage à 3,6 mg, lorsqu’une suppression de la fonction ovarienne est nécessaire.

Une adaptation à organiser avec les soignants

Le message du ministère relayé par l’Ordre national des pharmaciens le 14 octobre demande aux prescripteurs et aux pharmaciens d’anticiper les prochaines administrations et de coordonner les soins. Le choix d’une alternative dépend de l’indication et de la situation clinique ; aucune modification ou interruption ne doit intervenir sans évaluation médicale préalable.

Une autre question, publiée au Sénat le 15 octobre par Cathy Apourceau-Poly, demande notamment comment sécuriser les stocks des alternatives et accompagner les patients pour lesquels un changement pose problème. Consultée le 24 octobre, sa fiche restait en attente de réponse ministérielle.