Le 23 septembre 2026, les cinq candidats de la primaire sociale-démocrate se sont retrouvés sur LCI pour leur premier débat télévisé. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont répondu aux questions d’un panel de Français, dans une émission animée par David Pujadas. Le compte rendu du Monde distingue des convergences sociales et des fractures sur Gaza et les alliances.

Des propositions sociales, sans programme commun

Selon Public Sénat, Olivier Faure défend un Smic à 1 700 euros net et une conférence salariale. Emmanuel Maurel soutient l’indexation des salaires sur l’inflation. Raphaël Glucksmann propose de taxer davantage les très gros héritages, tandis que Jérôme Guedj veut limiter les aides aux entreprises qui maintiennent durablement des salariés au Smic, rapporte LCP. Ce sont des propositions de candidats, pas des mesures adoptées.

Sur les carburants, Glucksmann souhaite cibler les aides vers les ménages qui en ont besoin. Royal préfère une baisse générale des taxes. Le soutien au pouvoir d’achat ne suffit donc pas à effacer les différences sur les bénéficiaires et les moyens.

LFI au centre du désaccord sur les alliances

Dans les échanges rapportés par LCP, Glucksmann refuse un accord avec La France insoumise, à la présidentielle comme aux législatives. Guedj défend également la rupture et demande à Faure de clarifier sa position.

Le premier secrétaire du Parti socialiste met en avant les convergences parlementaires avec les insoumis et présente l’extrême droite comme le danger prioritaire. Maurel et Royal contestent une stratégie organisée autour du rejet de Jean-Luc Mélenchon. Le débat porte ainsi sur la façon de constituer une majorité, au-delà de la désignation d’un candidat.

Gaza et l’Ukraine, deux autres lignes de séparation

Faure et Royal emploient le terme de génocide pour Gaza ; Glucksmann et Guedj ne le reprennent pas. Royal appelle aussi davantage de voix juives et israéliennes à dénoncer la politique de Benyamin Netanyahou. Guedj et Glucksmann lui répondent que cette responsabilité ne doit pas être assignée à une origine ou une identité. Ces prises de position politiques ont nourri les tensions de la soirée.

Sur l’Ukraine, Royal insiste sur la négociation, en complément de l’aide à Kiev. Glucksmann défend un soutien militaire renforcé. Ces désaccords internationaux s’ajoutent aux divergences sur la stratégie électorale française.

Le vote du 11 octobre a ensuite départagé les candidats

Le vote électronique s’est déroulé du 9 au 11 octobre. La Fédération de Paris du PS publie 66,17 % des suffrages et 79 613 voix pour Glucksmann. LCP confirme sa victoire dès le premier tour. Cette désignation concerne le pôle social-démocrate ; elle ne rassemble pas automatiquement toutes les formations de gauche. Notre article sur le résultat de la primaire en détaille la portée.

La campagne s’est poursuivie depuis : le 23 octobre, Glucksmann s’est rendu dans une mission locale à Amiens, selon l’AFP. Il avait participé la veille à une réunion des partis à Matignon aux côtés de Faure.