Le 14 octobre 2026, Odoxa a publié une enquête sur la présidentielle de 2027 pour Backbone, Public Sénat, la presse régionale et Le Nouvel Obs. Dans la configuration où Édouard Philippe représente le centre, Marine Le Pen recueille 37 % des intentions de vote exprimées, devant Jean-Luc Mélenchon à 18 % et Édouard Philippe à 17 %. Ces réponses décrivent un rapport de force pendant le terrain de l’enquête, achevé le 7 octobre.
Deux candidatures centrales testées séparément
Le questionnaire propose deux listes alternatives : Édouard Philippe figure dans l’une, Gabriel Attal dans l’autre. Ils ne sont donc pas mis en concurrence au sein de la même liste. Lorsque Gabriel Attal remplace Édouard Philippe, il obtient 11 %, derrière Marine Le Pen à 38 % et Jean-Luc Mélenchon à 18,5 %, comme le rapporte également Reuters.
Au second tour, les deux duels étudiés donnent Marine Le Pen à 68 % face à Jean-Luc Mélenchon, crédité de 32 %, et à 53 % face à Édouard Philippe, à 47 %. Ces pourcentages excluent les réponses sans choix de candidat. Public Sénat relève que 37 % des électeurs comptant voter hésitent encore ou envisagent un vote blanc ou nul dans le premier duel, contre 32 % dans le second.
12 005 répondants, des bases de calcul plus restreintes
L’enquête a été menée par Internet du 24 septembre au 7 octobre auprès de 12 005 adultes, dont 11 103 inscrits sur les listes électorales. La notice déposée à la Commission des sondages décrit un échantillon d’environ 1 000 personnes par région, constitué par quotas de sexe, d’âge, de profession, de département et de catégorie d’agglomération. Le poids de chaque région a ensuite été ajusté dans le total national.
Les intentions de vote retiennent les inscrits comptant aller voter et ayant exprimé un choix. La base est ainsi de 7 599 personnes pour le premier tour avec Édouard Philippe et de 7 374 avec Gabriel Attal. Le redressement tient aussi compte du vote aux deux tours de la présidentielle de 2022. La notice et le questionnaire intégral sont consultables auprès de la Commission des sondages.
Un point d’écart et des comparaisons à manier avec prudence
Le rapport d’Odoxa annonce des marges d’erreur comprises entre plus ou moins 0,6 et 1,2 point, selon le score ; la notice déposée à la Commission des sondages indique de 0,6 à 1,1 point. L’avance d’un point de Jean-Luc Mélenchon sur Édouard Philippe est du même ordre que ces incertitudes annoncées : ce seul classement ne garantit pas l’identité des deux finalistes.
La comparaison avec mai change également de candidat au Rassemblement national. Le rappel à 32 % du rapport concernait Jordan Bardella. Le rapprocher des 37 % de Marine Le Pen en octobre ne mesure donc pas une progression personnelle de cinq points de cette dernière.
Depuis cette publication, d’autres enquêtes ont été réalisées, notamment celle de Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, menée du 19 au 21 octobre et datée du 23 octobre. La vague Odoxa reste attachée à son propre calendrier : elle ne mesure pas les effets des événements survenus après le 7 octobre et ne prédit pas le résultat du scrutin de 2027.
