Le 21 octobre 2026, des perquisitions ont eu lieu dans des bureaux administratifs du Parlement européen, à Bruxelles et à Strasbourg. Le Parlement a confirmé à Euronews leur lien avec l’enquête sur l’ancien groupe Identité et démocratie (ID), auquel appartenait le Rassemblement national durant la législature 2019-2024.
Le Parquet européen a, de son côté, indiqué à EUobserver que les opérations relevaient d’une enquête en cours sur l’utilisation de fonds européens par un ancien groupe politique du Parlement. Dans cette réponse, l’institution ne nomme pas le groupe concerné et réserve les détails pour préserver la procédure.
Les dépenses de la législature 2019-2024 en cause
Selon l’AFP, l’enquête a été annoncée en juillet 2025, après la révélation d’un rapport parlementaire mettant en cause l’utilisation de 4,3 millions d’euros entre 2019 et 2024. Ce chiffre désigne les dépenses présumées irrégulières signalées dans ce dossier ; il ne constitue pas un détournement établi par un jugement.
Toute l’Europe rappelle qu’une première série de perquisitions avait déjà été conduite le 30 juin 2026 dans plusieurs pays européens, dont la France. La nouvelle opération intervient donc près de quatre mois après cette première vague.
La réponse des Patriotes pour l’Europe
Dans une déclaration relayée par Reuters, les Patriotes pour l’Europe ont confirmé que les opérations se déroulaient dans des bureaux administratifs sur les deux sites. Ce groupe, qui accueille notamment le RN depuis 2024, affirme n’avoir aucune continuité juridique avec ID et ne pas être impliqué dans les investigations, rapporte l’AFP.
Jean-Paul Garraud, chef de la délégation RN au Parlement, a présenté les locaux visés comme les bureaux d’anciens membres du personnel d’ID. Un cadre des Patriotes cité par Toute l’Europe a également assuré qu’aucun élu n’était perquisitionné.
L’enquête doit déterminer les responsabilités éventuelles dans l’utilisation des crédits européens. Les personnes mises en cause restent présumées innocentes. Le Parquet européen n’a pas détaillé publiquement les prochaines étapes de la procédure dans la réponse rapportée par EUobserver.
