Le 12 octobre 2026, LVMH a publié un bilan contrasté de ses ventes de juillet à septembre. Le groupe français réalise 18,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et conserve une croissance organique de 1 %. Mais sa division mode et maroquinerie, qui comprend Louis Vuitton et Dior, recule de 5 % en organique par rapport au troisième trimestre 2025.

Cette activité représente près de la moitié des revenus du groupe, rappelle Reuters. Sa baisse pèse donc fortement sur la croissance d’ensemble. La croissance organique du groupe ralentit : elle atteignait 3 % au deuxième trimestre.

Les autres métiers compensent une partie du recul

Le tableau publié par LVMH permet de comprendre cet écart. Au troisième trimestre, la distribution sélective progresse de 8 % en organique. Les montres et la joaillerie gagnent 6 %, comme les vins et spiritueux. Les parfums et cosmétiques avancent de 1 %.

Ces variations comparent les ventes à périmètre et taux de change constants. Elles mesurent l’évolution de l’activité en neutralisant notamment les effets des devises. Elles ne décrivent pas l’évolution des bénéfices : la publication du 12 octobre porte sur les ventes.

La Chine freine la mode et la maroquinerie

Le groupe attribue les difficultés de cette division au ralentissement de la demande chinoise. Le Monde rapporte également cette explication donnée par la directrice financière, Cécile Cabanis, pendant la présentation du 12 octobre. La hausse d’ensemble recouvre ainsi des situations différentes selon les métiers et les marchés.

Le 13 octobre, BFM Bourse a rapporté un autre élément du point avec les analystes : selon Cécile Cabanis, la croissance de septembre était meilleure que la moyenne du troisième trimestre. Cette amélioration en fin de période reste un commentaire de la direction. Elle ne permet pas, à elle seule, de chiffrer une reprise sur l’ensemble du quatrième trimestre.