Le 29 septembre 2026, des agents publics ont fait grève et manifesté à l’appel de leurs huit organisations syndicales représentatives pour réclamer des hausses de salaires et davantage de moyens. Le bilan de la rue a atteint 206 000 participants selon le ministère de l’Intérieur, contre plus de 300 000 selon la Confédération générale du travail (CGT), rapporte le direct de RTL en fin de journée. Ces estimations portent sur les cortèges, pas sur le nombre total d’agents ayant cessé le travail.
Le point d’indice au cœur des revendications
Dans leur déclaration commune du 24 septembre, les syndicats demandaient une revalorisation générale du point d’indice, son indexation sur l’inflation et une refonte des grilles de carrière. Ils réclamaient aussi le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat et le retour à une rémunération intégrale en congé maladie ordinaire. Les effectifs et les moyens nécessaires au fonctionnement des services publics faisaient également partie de leurs demandes.
Le point d’indice sert au calcul du traitement de base : sa valeur est multipliée par l’indice majoré associé à la situation de l’agent, comme l’explique Service Public. Modifier cette valeur et relever les indices de certains échelons sont donc deux leviers différents.
Des taux de grève mesurés à mi-journée
Le communiqué du ministère de l’Action et des Comptes publics annonçait à mi-journée 9,64 % de grévistes dans la fonction publique d’État, 5,68 % dans la fonction publique territoriale et 4,5 % dans la fonction publique hospitalière. Ces relevés par versant ne constituent ni un comptage des manifestants ni un bilan de toute la journée.
Dans l’Éducation nationale, le ministère a publié un taux moyen pondéré de 13,71 % pour les enseignants. Ce relevé couvrait La Réunion et la plupart des académies métropolitaines, à l’exception de Toulouse et de Nice. Son périmètre était donc différent de celui de l’ensemble de la fonction publique d’État.
Des cortèges dans l’Hexagone et à La Réunion
Le communiqué de la CGT du 29 septembre faisait état de plus de 172 manifestations et rassemblements, avec près de 300 000 agents comptabilisés à 16 h 30. Le bilan syndical repris dans la soirée par RTL dépassait ensuite 300 000 participants. Le ministère de l’Intérieur en recensait 206 000, dont 30 000 à Paris, contre 70 000 dans la capitale selon la CGT.
À La Réunion, Imaz Press a suivi les rassemblements et les prises de parole syndicales. Le média a relayé le point communiqué par la préfecture à 12 heures : 870 participants au total à Saint-Denis et à Saint-Pierre. Les cortèges réunissaient notamment des enseignants et des soignants autour des rémunérations et des conditions de travail.
Des propositions ciblées, puis une nouvelle demande le 20 octobre
Le 2 octobre, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a proposé de relever l’indice minimum de traitement au 1er janvier 2027, rapporte LCP avec l’AFP. Cette proposition concernait les débuts de grille ; elle ne correspondait pas à une revalorisation générale de la valeur du point d’indice, que le projet de budget 2027 prévoyait de maintenir gelée.
Le 20 octobre, dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, l’intersyndicale de la fonction publique a demandé à être reçue pour discuter de mesures générales à introduire dans le projet de loi de finances pour 2027. Elle y maintenait les revendications portées le 29 septembre sur les rémunérations, les carrières, la maladie et les moyens des services publics.

