Eramet a confirmé, le 12 octobre 2026, son projet de lever 500 millions d’euros avant la fin de l’année. L’État français prévoit d’y participer par l’intermédiaire de l’Agence des participations de l’État (APE), afin de devenir le premier actionnaire du groupe minier, devant Sorame-CEIR, lié à la famille Duval.

Un soutien financier et un objectif industriel

Annoncé dès février, le renforcement des fonds propres doit aider Eramet à rétablir son équilibre financier. Le groupe le présente comme nécessaire au respect de ses engagements bancaires et à la poursuite de sa stratégie.

Bercy rattache cet investissement à la sécurisation des approvisionnements en métaux critiques, utilisés notamment pour la transition énergétique et les technologies stratégiques. Le ministère annonce aussi un nouveau pacte entre actionnaires et une adaptation de la gouvernance à la répartition future du capital.

Comment l’État doit accroître sa participation

L’APE, qui détient 27,1 % du capital selon Eramet, doit souscrire à hauteur de sa participation actuelle, puis acheter et exercer tout ou partie des droits préférentiels de souscription de Sorame-CEIR. Ces droits permettent à leur détenteur de participer à l’émission d’actions nouvelles.

Le montage prévoit de limiter à 49 % les droits de vote effectifs de l’APE en assemblée générale. Les autres actionnaires pourront également participer à l’augmentation de capital ou vendre leurs droits.

Des conditions avant la réalisation

L’annonce du 12 octobre fixe un schéma de financement. La réalisation dépend notamment d’une dérogation de l’Autorité des marchés financiers à l’obligation de déposer une offre publique. Eramet précise que cette dérogation devra être définitive, sans recours restant en cours.

Le calendrier annoncé prévoit l’opération après la publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre et avant la fin de 2026, sous réserve des conditions de marché. Les communiqués du 12 octobre ne précisent pas le montant final que l’État investira.