Le 16 octobre 2026 à 11 heures, Routes de Guadeloupe signalait trois coupures : Thomas, à Bouillante, Les Mamelles, à Pointe-Noire, et La Boucan-Nolivier, à Sainte-Rose. Les blocages revendiqués par Nou Las Palé avaient commencé le 14 octobre.

Les équipes avaient achevé cinq interventions et en poursuivaient quatre. Le document distinguait les travaux et la circulation : aux Mamelles, la RD23 restait praticable malgré des arbres sur la chaussée. Ce relevé du réseau était limité à l’heure indiquée.

Carburants et eau au cœur de la contestation

Dès le 14 octobre, les accès à la zone industrielle de Jarry, à Baie-Mahault, avaient été entravés par des gravats, selon RCI. Le préfet Thierry Devimeux avait réquisitionné des engins pour dégager les routes et refusait alors de recevoir le collectif, dont il contestait la représentativité.

Dans son reportage publié le 16 octobre, Ouest-France décrivait aussi un barrage sur la route de Port-Blanc, au Gosier, avec une épave et divers matériaux. Les soutiens du mouvement interrogés par le journal évoquaient les difficultés d’accès à l’eau, le coût de la vie et le prix de l’essence. Les obstacles touchaient donc également des routes secondaires, au-delà des accès à Jarry.

Des réouvertures suivies de nouveaux obstacles

La situation a changé plusieurs fois dans les jours suivants. Karibinfo annonçait le 21 octobre la levée de deux barrages, à Moudong Nord et au pont de Pérou, à Capesterre-Belle-Eau. Le même média signalait de nouveau des obstacles le 23 octobre, notamment à Moudong Nord, à Bouillante et à Pointe-Noire.

Le 24 octobre au matin, RCI rapportait une accalmie sur le réseau. À Moudong Nord, la RN1 restait toutefois limitée à une voie par sens en raison de pneus présents sur la chaussée, et l’accès à Morne Bernard demeurait fermé. Le média signalait parallèlement un appel du collectif à une nouvelle action dans la grande distribution le même jour.

Un dialogue toujours disputé

Réunis avec le préfet le 22 octobre, des élus guadeloupéens ont porté des demandes sur les carburants, la réhabilitation du réseau d’eau et les difficultés des entreprises. Dans son compte rendu publié le lendemain, le Département indique que certains élus ont demandé au préfet de recevoir une délégation de Nou Las Palé.

Le 23 octobre, le collectif a annoncé qu’il ne reconnaissait plus le préfet comme interlocuteur, selon un communiqué rapporté par RCI. Il demandait de poursuivre les discussions avec l’État par un autre canal institutionnel.

Dans un communiqué daté du 24 octobre, Guadeloupe Économique présente des mesures mobilisées ou annoncées pour les entreprises, dont un soutien à l’activité partielle et des reports de cotisations. L’organisation annonce aussi l’application en Guadeloupe du dispositif national sur le prix du gazole à compter du 1er novembre. Ces annonces ne constituent pas encore un bilan de leurs effets.