Le 14 octobre 2026, le tribunal de commerce d’Orléans a retenu la reprise de Duralex par le consortium conduit par Cédric Meston, via sa holding Tomé. Le fabricant de vaisselle en verre de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, était en redressement judiciaire depuis le 1er juin. La décision permet la poursuite de son activité industrielle.
Le consortium associe également Silham El Kasmi et Christophe François, précise Franklin, le cabinet qui conseille les collectivités impliquées dans le dossier. Le périmètre repris comprend l’ensemble de l’outil de production, les stocks et la marque.
155 emplois maintenus, des salariés à accompagner
Le plan prévoit de conserver 155 des 219 emplois recensés par Orléans Métropole. Ce nombre d’emplois maintenus est également confirmé par les cabinets Hoche Avocats, conseil de Duralex, et Franklin. La reprise s’accompagne donc d’une réduction des effectifs.
Dans les déclarations rapportées par Sweet FM le 16 octobre, François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, promet un accompagnement vers la formation et le reclassement. Serge Grouard, président d’Orléans Métropole, annonce des formations ciblées, des rendez-vous consacrés à l’emploi et un suivi individuel. Il s’agit d’engagements d’accompagnement ; aucun bilan de reclassement n’est présenté dans ces déclarations.
Un financement privé complété par des prêts publics
Le montage annoncé par la Métropole représente 16 millions d’euros : 10 millions de financements privés et 6 millions de prêts publics. L’État doit prêter 4 millions d’euros, la Région et la Métropole 1 million chacune. Les trois prêts sont remboursables. Ces montants décrivent le financement du projet industriel.
La Métropole, propriétaire du site, indique aussi avoir conclu un crédit-bail immobilier avec un loyer progressif. Ce dispositif complète le financement de la reprise et doit faciliter les investissements.
Un four électrique visé pour 2029
Le projet comprend une modernisation de la production et un renouvellement de la gamme. Hoche Avocats confirme, dans une communication du 19 octobre, que le passage du four de fusion à une technologie entièrement électrique est prévu à l’horizon 2029. La transformation du four reste donc une étape à venir.
Dans son entretien à La Tribune du 14 octobre, Cédric Meston évoque aussi des synergies commerciales possibles avec Tupperware France, déjà dans son portefeuille. Le choix du repreneur ouvre ainsi deux chantiers : adapter l’outil industriel et développer les débouchés de Duralex. Leurs résultats restent à construire.

