Le vendredi 11 septembre 2026 au soir, un TER reliant Rouen à Caen a déraillé à Cléon, en Seine-Maritime, entre Oissel et Elbeuf-Saint-Aubin. Le train transportait 186 voyageurs, selon les informations de la préfecture et du parquet rapportées par TF1 Info.

La fiche initiale du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) reprend le bilan communiqué par le parquet : 43 blessés légers et un blessé grave. Le 13 septembre, deux personnes restaient hospitalisées, indiquait le procureur de Rouen, Sébastien Gallois, selon InfoNormandie.

Un rail heurté, une présence à expliquer

Selon la fiche de présentation du BEA-TT, le conducteur a freiné en urgence en apercevant un rail sur sa voie. Le choc s’est produit à une vitesse proche des 140 km/h autorisés. Après le déraillement partiel, la motrice de tête s’est immobilisée en contrebas, retenue par des arbres.

La présence de cet obstacle ne suffisait pas à établir une intention de faire dérailler le train. Le 12 septembre, le procureur expliquait qu’aucun élément ne permettait alors de retenir un acte de malveillance commis dans ce but, et encore moins un attentat, rapporte TF1 Info. Les raisons pour lesquelles ce rail se trouvait sur la voie devaient être déterminées par les investigations.

Une enquête de sécurité, une procédure judiciaire

Le dossier judiciaire a été confié à la police judiciaire de Rouen. Le 13 septembre, InfoNormandie rapportait des auditions, des réquisitions en téléphonie et en vidéoprotection, ainsi que l’intervention d’un expert judiciaire chargé notamment d’examiner l’origine du morceau de rail.

L’enquête du BEA-TT, ouverte le 12 septembre, suit un autre objectif : prévenir la répétition d’un accident, sans attribuer de responsabilités. Le bureau examine notamment la gestion des matériaux issus de travaux et les alertes déclenchées après le déraillement. Ses premiers constats restent soumis aux investigations complémentaires.

La liaison rétablie le 5 octobre

La circulation a effectivement repris le lundi 5 octobre au matin sur la portion Rouen–Elbeuf. Dans son reportage en gare, Sweet FM a rencontré des voyageurs qui retrouvaient cette liaison après plus de trois semaines d’interruption. Les trajets de remplacement avaient allongé leurs déplacements.

À cette reprise, la vitesse sur la portion reconstruite était limitée à 100 km/h, contre 140 km/h habituellement. Cette limitation était annoncée jusqu’au 9 octobre, précise la radio.

Le retour des trains ne clôt pas le travail des enquêteurs. Dans la liste officielle actualisée le 23 octobre, le déraillement de Cléon figure toujours parmi les enquêtes techniques en cours.