Le 26 septembre 2026, la procureure de Carcassonne, Géraldine Labialle, a annoncé qu’un policier national serait jugé le 6 novembre devant le tribunal correctionnel. Le fonctionnaire avait été placé en garde à vue le 25 septembre puis présenté au parquet. Selon la dépêche AFP publiée par Le Parisien, il est poursuivi pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Dans l’attente de l’audience, il a été placé sous contrôle judiciaire. RTL, qui rapporte avoir consulté le communiqué du parquet, précise les interdictions : exercer une activité policière, travailler dans une activité liée à la sécurité ou détenir une arme. Le renvoi devant le tribunal ne vaut pas condamnation ; le policier demeure présumé innocent. Service Public rappelle que le contrôle judiciaire n’est pas une peine.

Une intervention filmée le 21 juin

Les faits remontent au 21 juin 2026, pendant la Fête de la musique. D’après le récit publié par Actu17, des policiers nationaux et municipaux intervenaient rue Auguste-Fourès dans un contexte de nuisances sonores. Les images décrites par le média montrent un policier national saisir par-derrière un homme de 29 ans et le projeter au sol. Cet homme ne faisait pas l’objet de l’interpellation en cours.

La vidéo a circulé sur les réseaux sociaux en septembre. Le parquet en a eu connaissance le 13 septembre et a annoncé son enquête le lendemain, selon RTL. Les investigations ont été confiées à l’antenne marseillaise de l’Inspection générale de la police nationale, l’IGPN. Le communiqué rapporté le 26 septembre par RTL indiquait que cette enquête était achevée.

Le décès et les violences examinés séparément

Le jeune homme est mort le 3 juillet. À l’ouverture de l’enquête sur les violences, le parquet indiquait qu’aucun lien de causalité entre le geste filmé et ce décès n’était établi en l’état des investigations. Selon les conclusions médico-légales rapportées par l’AFP, l’autopsie du 9 juillet n’avait pas révélé de lésion traumatique suspecte liée à l’intervention d’un tiers et privilégiait une cause toxique.

La famille a néanmoins demandé que soit recherché un éventuel lien entre le choc et la mort, rapportait TelQuel le 18 septembre dans un article donnant la parole à son avocat. Cette demande ne constitue pas une conclusion médicale. L’audience annoncée pour le 6 novembre porte sur les violences présumées du 21 juin.