Le 12 octobre 2026, dans la matinée, le principal et une enseignante du collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, ont été blessés par des tirs de fusil de chasse. Un élève de 14 ans, scolarisé dans l’établissement et soupçonné d’avoir tiré, a été interpellé. Dans les jours suivants, l’enquête a été reprise par le Parquet national antiterroriste (PNAT) et deux mineurs ont été mis en examen.
Le jour des faits, les secours ont transporté les deux adultes à l’hôpital sans que leur pronostic vital soit engagé, selon le parquet de Marseille cité par Le Parisien. La Ville a indiqué qu’aucun élève n’avait été physiquement blessé. Le conseiller principal d’éducation a maîtrisé l’adolescent, d’après la chronologie municipale. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été déployée pour les élèves, les familles et les personnels.
L’enquête confiée à la justice antiterroriste
Le 13 octobre, le PNAT s’est saisi du dossier après le dessaisissement du parquet de Marseille. Dans un communiqué relayé par RTL, il évoquait une probable adhésion du suspect à la True Crime Community, ensemble de communautés numériques dont certaines glorifient les auteurs de tueries de masse. L’influence éventuelle de ces contenus fait partie des investigations.
Le 14 octobre, une information judiciaire a été ouverte pour tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes. Le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la soirée, selon Le Parisien, qui cite son avocat.
D’après le communiqué du PNAT rapporté par le journal, l’adolescent a reconnu les faits et leur préparation depuis plusieurs mois, mais a nié avoir voulu tuer. Il a invoqué un harcèlement de la part de professeurs et de camarades. Le parquet précisait que cette allégation n’était pas corroborée à ce stade de l’enquête.
Un deuxième mineur mis en cause le 16 octobre
Le 16 octobre, un adolescent de 13 ans a été mis en examen pour complicité de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste, selon RTL et Le Monde. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec une obligation de placement en centre éducatif fermé. Les investigations doivent établir son rôle présumé auprès du premier suspect.
Ces mises en examen s’inscrivent dans une information judiciaire : elles permettent la poursuite des investigations et l’exercice des droits de la défense. Les deux mineurs restent présumés innocents. La qualification des faits, les intentions et les responsabilités pénales doivent être appréciées par la justice.
