Le 4 octobre 2026, plusieurs soutiens de Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau ont rejeté l’offre de coalition avancée la veille par Gabriel Attal dans Le Parisien. Le désaccord porte sur le rassemblement proposé pour la présidentielle de 2027.
Dans son entretien publié le 3 octobre, le candidat de Renaissance appelle à réunir des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine. Il cite ceux de Raphaël Glucksmann et envisage le recours à une primaire. Son objectif affiché est d’éviter un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen.
Des refus exprimés au nom de la rupture
Dans les réactions rapportées par Le Parisien avec l’AFP, Boris Vallaud, président des députés socialistes, défend une rupture avec les dix années écoulées à mener avec les écologistes et les communistes. Le sénateur écologiste Yannick Jadot répond « même pas en rêve ». Le député Place publique Sacha Houlié oppose les projets des deux camps.
À droite, le président des Républicains Bruno Retailleau refuse lui aussi le rapprochement. « Ce sera sans nous », déclare-t-il, en dénonçant un « macronisme saison 3 ».
Attal renouvelle son appel le 15 octobre
Après la victoire de Glucksmann à la primaire du 11 octobre, Attal reprend son appel le 15 octobre sur franceinfo. Selon le compte rendu de l’AFP diffusé par Sud Radio, il souhaite une coalition des démocrates allant des électeurs sociaux-démocrates à ceux de la droite républicaine.
Il salue alors la victoire de Glucksmann, tout en critiquant les stratégies de rassemblement à gauche et à droite qu’il attribue à ses concurrents. L’appel renouvelé vise à réunir des électeurs autour d’un projet commun.


