Le 12 octobre 2026, le conseil d’administration du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, le Cojop Alpes 2030, a adopté à Lyon son deuxième budget pluriannuel. Il s’élève à 2,135 milliards d’euros, contre 2,132 milliards dans la version de 2025. Cette enveloppe finance la préparation et le déroulement des Jeux ; elle se distingue des investissements dans les ouvrages olympiques.

La hausse de 3 millions d’euros représente environ 0,14 %. Selon les proportions annoncées par le comité et rapportées par Le Parisien, 73 % des ressources prévues sont privées et 27 % publiques. Il s’agit d’un budget prévisionnel, dont l’adoption ne signifie pas que toutes les recettes ont déjà été encaissées.

Lyon modifie la répartition des dépenses

Le déplacement du pôle glace de Nice vers la métropole lyonnaise explique une partie des changements. Le comité doit notamment financer des installations temporaires et la location de sites existants. En parallèle, certains investissements permanents initialement prévus à Nice disparaissent.

Cette distinction entre temporaire et pérenne est centrale. Le rapport du Sénat sur le budget 2026 séparait déjà les infrastructures temporaires prises en charge par le Cojop des équipements durables relevant de la Société de livraison des ouvrages olympiques, la Solideo.

Deux enveloppes à lire séparément

Le 1er octobre, la Solideo avait adopté une maquette ramenant les concours publics destinés aux investissements de 869 à 665 millions d’euros, soit 204 millions de moins. Sur ce nouveau montant, 473 millions sont apportés par l’État et les régions, et 192 millions par les collectivités locales.

Les 2,135 milliards du Cojop et les 665 millions de concours publics de la Solideo ne décrivent donc pas le même périmètre : le premier chiffre associe recettes publiques et privées pour organiser l’événement, le second porte sur le financement public des ouvrages. Leur addition ne constitue pas, à elle seule, un coût public complet des Jeux.

La stabilité repose aussi sur les réserves

Pour absorber les coûts précisés depuis 2025, Alpes 2030 indique prélever 20 millions d’euros sur sa provision pour inflation et 42 millions sur sa réserve pour aléas. Ces mouvements représentent 62 millions d’euros au total, sans augmentation équivalente de l’enveloppe générale.

Il reste 198 millions d’euros pour les aléas, un peu plus de 9 % du budget d’organisation. Le comité prévoit encore de préciser plusieurs postes de dépenses dans les mois suivants. Le maintien du total laisse ainsi ouverte la question des arbitrages à venir entre les opérations, les recettes attendues et la marge disponible pour les imprévus.