Le 22 octobre 2026, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a présenté en Conseil des ministres un projet de loi autorisant l’approbation de la convention immobilière entre la France et Interpol. Le texte encadre la rénovation et l’extension du siège de l’organisation internationale de police criminelle à Lyon, installé dans la ville depuis 1989.
Déposé le même jour au Sénat sous le numéro 96, le projet suit la procédure accélérée. Au 24 octobre 2026, le dossier parlementaire mentionne son dépôt et sa première lecture au Sénat, sans adoption enregistrée.
Des signatures en 2025, une cérémonie en février 2026
La convention soumise au Parlement a été signée à Marrakech le 27 novembre 2025 par le secrétaire général d’Interpol, puis à Lyon le 15 décembre 2025 par la préfète de région. Le partenariat a ensuite fait l’objet d’une cérémonie publique lyonnaise le 5 février 2026, relatée par Lyon Capitale et accompagnée d’une annonce d’Interpol.
L’article 11 de la convention prévoit une prise d’effet dès sa signature. L’étude d’impact explique que l’autorisation parlementaire demandée doit la valider rétroactivement, car elle engage les finances de l’État.
Trois contributions financières et un apport foncier
Le financement public en numéraire atteint 61,2 millions d’euros : 43,2 millions pour l’État, 9 millions pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes et 9 millions pour la Métropole de Lyon. Cette enveloppe couvre l’extension et la restructuration permettant de relier les bâtiments. La convention la fixe sans révision de montant.
La Ville de Lyon apporte séparément le foncier : une parcelle voisine, évaluée à 15,84 millions d’euros, doit être cédée à l’État pour un euro symbolique puis mise à disposition d’Interpol. Sa valeur s’ajoute à l’apport public sans constituer un versement d’argent à l’organisation. De son côté, Interpol a annoncé 30 millions d’euros pour rénover et moderniser le bâtiment existant.
Un chantier et une capacité encore à préciser
Le calendrier indicatif de la convention prévoit le lancement des travaux au premier semestre 2028 et leur fin au premier semestre 2031. Le gouvernement annonce une ouverture des nouveaux locaux en 2031. La présentation du projet de loi constitue une étape juridique du programme.
Les documents donnent des capacités différentes : Interpol évoquait en février jusqu’à 1 500 fonctionnaires, tandis que la convention et l’étude d’impact d’octobre retiennent environ 1 040 postes de travail. L’écart entre ces deux indications n’est pas expliqué dans ces documents.
